
Pascal Rioual :
Le maire sortant n’a pas été élu tête de liste en 2001. Il a hérité de la fonction lors de la démission de Monsieur Pettenati en début de mandat. Cela a marqué une rupture de l’accord de gestion municipale et un manquement à l’égard des citoyens qui n’ont pas pu se prononcer. Au cours de ce mandat, nous avons respecté le contrat moral passé avec nos électeurs et nos partenaires politiques, en prenant toute notre part au travail de la municipalité et en respectant les engagements que nous avions pris dans nos délégations. Nous avons souhaité aller jusqu’au bout de la mandature, alors même que sur de nombreux dossiers nous pensions
devoir travailler différemment. Aujourd’hui, nous proposons aux Chevillais un projet alternatif s’appuyant sur les valeurs que nous
plaçons au cœur de l’action publi- que : l’humanisme, la solidarité, la réussite pour tous, la modernité, l’écoute et le respect.
Catherine Bonnet :
Le logement par exemple. Nous, élus socialistes, avons mis en place des critères transparents d’attribution de places en crèche ou
d’aides sociales. Nous devons faire de même pour les logements sociaux, en réponse aux interpellations des Chevillais. Il n’y a pas eu de compromis non plus sur l’urbanisme et l’aménagement de la ville ou la politique de la jeunesse.
Maurice Brunier :
D’abord, un projet basé sur les échanges avec la population et les acteurs institutionnels. Ensuite, une équipe composée pour plus de la moitié de personnalités non affiliées à un parti politique qui accompagnent des socialistes et des militants verts.
Enfin, une rénovation de la pratique politique au quotidien, ouverte à la population, loin des dogmes, pour construire une ville en accord avec son temps.
Pascal Rioual :
Nous sommes socialistes. Nous avons animé de nombreuses campagnes socialistes à Chevilly-Larue dont celles de Lionel Jospin et Ségolène Royal. Mais la politique municipale doit aussi rassembler des personnalités de sensibilités diverses pour répondre aux besoins de nos concitoyens.
Notre liste rassemble aussi des Verts, des citoyens sans appartenance politique ou ayant voté au centre.
Pascal Boyer :
Nous voulons réviser le Plan Local d’Urbanisme. Nous débattrons avec la population sur l’aménagement du quartier Sorbiers-Saussaie où des démolitions reconstructions sont envisagées et où nous sommes opposés à une densification.
Pour le projet du monastère, nous sommes favorables à la création d’une maison de retraite médicalisée mais nous voulons un vrai débat public sur le nombre de logements.
Danièle Laureaux :
Malgré nos demandes répétées, aucun réel service de l’emploi n’a été créé à la mairie.
La commune doit s’investir dans cette mission avec les acteurs du territoire pour faciliter les liens entre les besoins des entreprises
et les compétences des demandeurs d’emplois.
Christine Bertrand :
Malgré un bon travail des animateurs du service municipal de la jeunesse, il manque un réel projet. Le rôle d’une municipalité est de le concevoir pour que chaque jeune trouve sa place, soit respecté et non jugé. Si les jeunes disent plus tard « Chevilly-Larue m’a aidé à me réaliser », alors nous aurons réussi.
Patrick Ceypek :
Là encore, il faut changer de philosophie. La communication d’une ville doit être au service des citoyens et non d’un groupe partisan.
Pascal Rioual :
Oui. Depuis de nombreuses années, nous sommes sur le terrain. Nous avons beaucoup écouté les Chevillais.
Aujourd’hui, nous avons élaboré un projet qui correspond à leurs attentes. Certains nous ont rejoints et de très nombreux nous soutiennent. Une vraie dynamique de fond s’est mise au service de « La ville pour tous ».